[Analyse] Le premier match de Yoann Gourcuff avec l’OL

Après un transfert à 22M€, les débuts d’un joueur se regardent forcément plus attentivement. Du coup, j’ai choisi de démarrer ma soirée devant Lorient – Lyon, en espérant voir Gourcuff. D’abord sur le banc, il est heureusement (pour moi) rapidement entré en jeu après la blessure à la cuisse de Delgado. J’ai profité de l’occasion pour décortiquer sa prestation, au fur et à mesure des évènements et des changements opérés dans le onze lyonnais.

Les stats LFP :

Ses débuts :

Alors que l’OL évolue en 4-4-2 depuis le début de la rencontre, l’entrée de Gourcuff oblige Puel à modifier son système de jeu. Du 4-4-2, Lyon passe au 4-2-3-1 que l’ex-Bordelais connaît très bien pour l’avoir pratiqué jusqu’au bout avec le Bordeaux de Laurent Blanc. Il s’installe à son poste habituel, en soutien de la pointe Gomis. Dans cette première configuration, Gourcuff touche le ballon très haut entre le rond central et les 20 derniers mètres adverses en moyenne. Sur la largeur, sa zone de jeu penche côté gauche en raison de l’absence d’un véritable ailier (Kallström étant partagé entre le rôle de troisième milieu défensif et animateur du couloir).

Résultat, le Bordelais touche une large majorité (pour ne pas dire 80%) de ses ballons dos au but, la plupart donnés par le duo Makoun – Gonalons. Il en remise la majorité en retrait après plusieurs touches de balle. Généralement, il ne lâche le ballon qu’après avoir tenté de se retourner ou de passer en un-contre-un ce qui n’est que très rarement arrivé lorsqu’il était servi arrêté. Lorsqu’il se retrouve face au jeu, Gourcuff joue surtout dans la latéralité, Briand, Kallström et Kolodziejczak étant ses cibles préférées dans ce cas. Loin de son duo avec Chamakh ou du modèle Sneijder/Milito, il n’a en revanche jamais réussi à trouver Gomis. Ou presque (un ballon).

L’entrée de Pjanic/Lisandro :

Au cours de la deuxième période, Puel modifie son système. Les entrées consécutives de Pjanic et Lisandro transforment le 4-2-3-1 stérile en un 4-4-2 en losange qui offre plus de possibilités et de solutions à Gourcuff qui prend le poste derrière les deux attaquants (Lisandro et Briand). L’Argentin évoluant plus bas, Gourcuff recule et commence à toucher des ballons dans sa moitié de terrain (aux alentours du rond central). Derrière, Pjanic le sollicite souvent pour des une-deux et du jeu rapide dans les intervalles et on sent naître une entente entre les deux hommes. Lisandro s’y joindra pour le seul décalage crées par une passe de Gourcuff sur ce match (tir contré de Lisandro).

Conclusions :

Gourcuff dans le 4-2-3-1, ce n’est pas mieux à Lyon qu’à Bordeaux… Avec Gomis devant en tout cas, car avec Lisandro et surtout Pjanic, l’ex-Bordelais a montré quelques bribes d’une entente qui pourrait être fructueuse d’ici quelques matchs. Avant ces deux entrées en jeu, il a gardé son manque de spontanéité habituel. Mais surtout, il m’a semblé que l’OL avait besoin de lui ailleurs qu’à ce poste de deuxième attaquant. Vu les difficultés monstrueuses des défensifs au moment de relancer, un Gourcuff un peu plus bas et servi immédiatement face au jeu aurait pu aérer le jeu lyonnais dès les premières passes et lui permettre d’arriver avec une certaine vitesse dans le camp adverse. Moralité : attendons le 4-3-3.

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1 réponse

  1. thomas dit :

    Une analyse très pertinente, merci.
    Je pense qu’il faut laisser un peu de temps à Gourkuf pour s’adapter à sa nouvelle équipe.
    thomas

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